vendredi 25 mai 2007

1. La découverte et l'importance du tombeau de Talpiot


Le vendredi 28 mars 1980, lors des travaux de terrassements dans le quartier de Talpiot au Sud de Jérusalem, l’entrée d’un ancien tombeau taillé dans le roc a été dégagée. Au-dessus de l’entrée se trouvait un disque surmonté d’un chevron, qui, sur les photos prises, permettent désormais de clairement identifier ce tombeau des quelque 900 autres des alentours de Jérusalem.

Deux jours plus tard, le dimanche 30 mars, les archéologues sont arrivés sous la direction du professeur Amos Kloner. Ils sont entrés dans le tombeau par un court couloir en descente pour se retrouver dans une chambre funéraire équipée de deux lits funéraires (arcosolia) où les corps des défunts étaient déposés après le décès et de 6 niches (loculi) au ras du sol. Dans ces niches, ils ont découvert 10 ossuaires, des boîtes en pierre dans lesquels les ossements étaient rassemblés un an après les funérailles.

Au premier regard, cette découverte n’avait rien d’exceptionnel. Les habitants les plus riches de Jérusalem faisaient creuser des tombes dans le roc pour y enterrer leur famille. Des centaines de ces tombes ont été découvertes. Puis, à partir de +/- l’an ’20 avant notre ère jusqu’à au moins l’an ’70 (la destruction de Jérusalem), l’emploi des ossuaires est devenu une coutume. Ce tombeau de Talpiot date donc bien du 1er siècle, du temps de Jésus.

L’un après l’autre, après avoir évacué une épaisse couche de terra rossa, les archéologues ont sorti les ossuaires du tombeau. Chacun a été nettoyé sur place, mesuré et décrit. Un premier sujet d’étonnement était que 6 ossuaires portaient des inscriptions des noms des défunts : « Marie », « Jésus fils de Joseph », « Matthieu », « Josah », « Juda fils de Jésus » et « Mariamenouemara ». Jésus, Joseph, Marie, Matthieu sont des noms connus du Nouveau Testament : les trois premiers comme la famille de Jésus, le quatrième comme un des douze disciples.

Même si l’occurrence des noms n’était qu’une coïncidence pour Amos Kloner et son équipe, en 1996 la BBC a transmis un documentaire de Ray Bruce qui suggérait qu’on aurait trouvé le tombeau de la famille de Jésus. Le documentaire a été sévèrement critiqué par les archéologues de renom, dont l’équipe du professeur Amos Kloner, et l’attention s’en est vite détournée.

Le 4 mars 2007, la chaîne Discovery Channel a présenté le documentaire « Le Tombeau perdu de Jésus », produit par le journaliste Simcha Jacobovici et le réalisateur James Cameron (connu pour le film Titanic). Plus de 4 millions de personnes aux Etats-Unis et au Canada ont suivi ce programme. En même temps, le livre « Le Tombeau de Jésus » a été publié à des milliers d’exemplaires.

Dans le documentaire et dans le livre, les auteurs reprennent la thèse que le tombeau de Talpiot serait le Tombeau de Jésus. Leurs affirmations dépassent celles de la BBC 11 ans plus tôt :
1) l’ossuaire de « Mariamenouemara » serait l’ossuaire de Marie-Madeleine ;
2) les noms trouvés étaient fréquemment utilisés, mais l’ensemble des noms serait plus qu’étonnant. Selon une étude faite par un professeur en statistiques, il y aurait 599 chances sur 600 que ce tombeau serait celui de la famille de Jésus de Nazareth !
3) l’ADN contenu dans les parois des ossuaires « Jésus fils de Joseph » et de « Mariamenou » a été analysé pour conclure qu’ils n’avaient pas de lien maternel. Ils pourraient donc bien avoir été mariés, Jésus et Marie-Madeleine auraient été mariés.
4) En plus, ils auraient eu un fils appelé « Juda », qu’ils ont identifié au « disciple que Jésus aimait »
5) Le dixième ossuaire aurait été perdu. L’équipe de M. Jacobovici a fait analyser la patine (la couche formée à la surface le long des années) de l’ossuaire de Jacques et l’a comparée aux analyses des ossuaires du tombeau de Talpiot, pour conclure que l’ossuaire de Jacques viendrait aussi du même endroit, et renforcerait ainsi la probabilité qu’il s’agisse de la tombe familiale de Jésus, car Matthieu 13 : 55 et Marc 6 : 3 mentionnent « Jacques » comme premier frère du Seigneur !

Passionnant ! Les statistiques, les analyses génétiques de l’ADN mitochondrial, les analyses chimiques des diverses patines, ne démontrent-ils pas clairement que les archéologues avaient tort ? N’est-ce pas un véritable travail d’experts qui vient d’être présenté ici ? Et le chrétien, n’a-t-il pas tout à gagner par la découverte des premières traces archéologiques de la famille de Jésus : l’ossuaire de Jésus fils de Joseph, de sa mère Marie, de Marie-Madeleine, de leurs fils Judah, de deux de ses frères : Jacques et Joseph ? Ceux qui ont toujours nié l’existence historique de Jésus se sont trompés !

D’autre part, si cette tombe est bien celle de la famille de Jésus de Nazareth, alors Il n’est pas ressuscité d’entre les morts, alors sa résurrection n’est que « spirituelle ». C’est bien là la question essentielle, l’enjeu fondamental des discussions autour de ce tombeau.

Il n’y a que deux issus possibles :
1) soit ce tombeau appartient à la famille de Jésus de Nazareth : alors nous disposons de maints indices matériels de l’historicité de Jésus, mais Il est resté physiquement mort, sa résurrection n’est que spirituelle,
2) soit ce tombeau concerne une famille quelconque de Jérusalem du 1 siècle : alors nous n’avons aucun indice matériel de Jésus, non plus de sa tombe. Dans ce cas, la résurrection reste un mystère qui interpelle d’autant plus !

Que vous soyez chrétien ou non, ce sujet ne laisse personne indifférent.

Nous abordons le sujet en plusieurs chapitres. Si vous voulez, vous pouvez laisser vos commentaires. Nous vous demandons de rester dans le sujet abordé, d’écrire avec respect quel que soit votre point de vue, d’ajouter vos réflexions et liens vers d’autres articles.

Merci d’avance pour votre lecture et contributions !

37 commentaires:

jjmcevilly a dit…

http://dsc.discovery.com/convergence/tomb/tomb.html

Pour ceux qui parlent anglais, j ai attache un lien de la chaine de tv Discovery channel.
Cliquez sur la conference de presse car je pense qu'il y a pas mal de commentaires interessants.
Je n'ai pas vu l'emission mais je pense que le directeur Simcha a certaines theses qui sont plosibles. Ils ont tout de meme utilise des methodes medico-legales tres serieuses, parlant des relations d'ADN entre Jesus et son frere Jean...

Emile Carp a dit…

Cher J-J,

Merci pour ta réaction !
Pour commencer par l'apôtre Jean, il était probablement un cousin de Jésus. En effet, devant la croix se trouve "la mère des fils de Zébédée" (Matthieu 27 : 56 et Marc 15 : 40), qui n'est pas nommée en Jean 19 : 25 où il est question de "la soeur de sa mère". Marie, la mère de Jésus avait donc une soeur, probablement Salomé, la mère des apôtres Jacques et Jean. Alors Jean était le cousin de Jésus.
Le travail de Simcha nous intéresse en ce qu'il est à la recherche du Jésus de l'Histoire. La plausibilité de ses thèses, nous verrons cela après discussion de chaque point ...
Par rapport aux analyses ADN, j'y consacre bientôt un article sur ce blog. Cette approche est intéressante d'un point de vue scientifique. Mais il n'a étudié l'ADN que de deux ossuaires : celui de "Jésus (?) fils de Joseph" et de "Mariamenou" pour conclure que ces deux personnes n'avaient pas de relation mère-fils ou frère-soeur. Sa conclusion est qu'ils étaient probablement mari et femme. Nous allons voir qu'il y a bien d'autres possibilités.

Amicalement,

Anonyme a dit…

je viens de voir le documentaire sur le tombeau du christ et je n ai absolument pas apprecie le manque de rigueur scientifique du realisateur...
bravo pour votre analyse....
tous ces elements historiques concernant le debut de l ere chretienne sont passionnants, mais ils reclament la plus grande attention et non pas la volonte de faire un coup mediatique

Leclercq a dit…

Bravo à Emile pour sa rigueur et son approche systématique.

C'est une aide pour tous ceux qui cherchent humblement la vérité.

Anonyme a dit…

je n'ai pas la prétention de m'y retrouver tout seul dans ce fatras de doutes plus ou moins contradictoires aussi bien que ... bien raisonnables. Juste un premier mot pour dire combien vous ne devez pas, vous non plus montrer de graves lacunes d'objectivité. Par exemple, pourquoi Jésus ne serait pas bel et bien ressucité pour vivre encore longtemps de manière plus discrète, pôur finalement terminer sa vie normalement, après avoir pris soin de faire une descendance ? Ou bien pourquoi n'aurait-til pas eu le moyen de se rendre visible et "plus ou moins matériel" (désolé, je n'ai rien d'autre, n'oublions pas que nous parlons normalement d'un Etre tout-à-fait exceptionnel) ce qui lui permettait peut-être de procéder à l'ascension ? Le moment serait venu à mon avis de demander à certains grands Yogis comment ils voient ces possibilités, qui nous (m')échappent à peu près entièrement. Restons froids mais capables..BL

Ariana a dit…

Merci cher pasteur pour toutes ces heures de travail et de recherche! J'ai eu du plaisir à lire vos articles concernant le Tombeau de Talpiot. J'ai également suivi le documentaire du mardi 29 sur TF1. Comme vous le dites à la fin du 7è article, ces travaux de recherche réalisés par l'équipe de Simcha à Jérusalem ne sont pas sérieux car il y a un manque de rigueur de leurs dépouilles et analyses.
En tout cas, on voit clairement que la parole de Dieu est vérité: "Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine;...ils détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables" (2 Timothee 4: 3-4).
Soyons prêts!!!
Que le Seigenur vous bénisse richement!
Ariana Medina

Anonyme a dit…

"Et comment expliquer l’absence des autres frères et sœurs de Jésus ?"

Vous oubliez de dire qu'il existait 10 ossuaires dans le sépulcre. Or seuls ceux présentants une épigraphie sont énumérés et "publiés" à ce jour. Ensuite rien n'interdit de penser que ce tombeau fût reconstitué à postiori, à la manière d'un rassemblement ou d'une collection, par la communauté judéo-chrétienne contemporaine, ce qui pourrait expliquer son éloignement volontaire de Jérusalem. Nous connaissons maintes reliquaires dans le monde chrétien qui procédent d'un déplacement fut-il partiel (ou supposé) des dépouilles et autour desquels se constitua des lieux de pélerinages.

Anonyme a dit…

merci pour ces informations , le sujet merite d'^tre evoquer, je suis musulman et je tiens à remercier les chrétiens de leurs dialogue religieux car il permet le discours , contrairement à nous musulmans qui nous enfermons dans nos certitudes, si une de nos religion monotheiste change les autres changent aussi si une verité autre un jour se manifeste alors nous changerons tous notre foi le chemin qui méne vers la verité ne peut _être pris seul nous avons besoin des autres, même dans les moments de conflit c'est avec l'autre que l'on avance, merci de votre blog puisse dieu nous eclairer vers l'autre pour l'atteindre

Anonyme a dit…

en complement de mon premier post si j'ai ecris ce post ,cela me permet aussi d'utiliser votre blog pour repondre aux autre discussions sur le net et en reponse aux propos de certains musulmans , pour reconforter nos amis chrétien de toute confession , merci de ne pas vous fermez à la echerche de la verité , merci de debattre , merci de tolerer l'exposition de votre foi au linchage car comme je le dis plus haut nous avançons tous.

Docteur Somme a dit…

Le caractère extraordinaire de la découverte de l’ossuaire prétendument de Jésus, (pourtant laissée dans l’ombre depuis 1980 ! ), a été subitement, et habilement, exploitée par des cinéastes en quête de sensationnalisme.

Appuyés par des « experts », sélectionnés pour l’esprit anti-chrétien qui les anime, de vouloir prouver que les textes bibliques nous induisent dans l’erreur, les acteurs de l’émission télévisée récente ne font que s’inscrire dans une longue continuité, initiée autrefois déjà, par la « Haute Critique », et qui n’a jamais cessé de se poursuivre, tantôt par des soi-disant contradictions révélées par de surprenantes découvertes archéologiques, tantôt par de nouvelles subtilités qui visent toujours au même but : démolir les convictions chrétiennes les plus fondamentales. Citons, plus récemment encore : « l’évangile de Judas », le « Da Vinci Code » …

Dieu, créateur et Maître de l’Univers, se rit de ces esprits supérieurs qui osent braver Son autorité.

Contre vents et marées, les textes bibliques demeurent, changent des vies.

Pour ceux dont la jugeote les placent au-dessus de l’intelligence divine, par quoi remplaceront-ils Jésus et Son Evangile ?

Un grand merci au Pasteur Carp pour le sérieux de ses recherches, qui rétablissent la vérité, en condamnant les manipulations mensongères des détracteurs.
Docteur Somme

Emile Carp a dit…

Cher Dr. Somme,

Je pense surtout que Monsieur Simcha est un journaliste qui est partie sur une piste qui lui semblait révolutionnaire. Mais il n'est pas un homme de sciences, et depuis la transmission du documentaire aux Etat-Unis beaucoup de scientifiques se sont retractés, certains se sont même fâchés de la façon dont leurs travaux ont été exploités.

Etonnant, le peu qu'il cite de la Bible, particulièrement "Jésus de Nazareth" et le fait que le corps du Christ a été placé dans le tombeau de Joseph d'Arimathée, sont deux arguments dévastateurs pour l'hypothèse avancée (cf. article 2).
Amicalement,

Emile Carp

Chojnacki Alain a dit…

Accepter cette théorie équivaudrait à taxer la bible de menteuse??????

Elios a dit…

Cher Emile,

En vérité je vous le dit, quand l'homme cessera de se battre au sujet des morts, alors Jésus le Vivant sera de nouveau parmis eux.

La Vérité est éternelle et réapparaît toujours quand le temps est venu. Quant aux mensonges, si fin peuvent ils êtres, poussière ils retourneront.

Que de faiblesses en cette humanité où des Ecrits Vivants lui sont pourtant offert, mais elle préfère fermer les yeux et jouir de ce monde illusoire jusquà plus soif.

Bien amicalement.

Anonyme a dit…

Votre article est plutôt bien fait mais peu convainquant car il y a selon moi plusieurs points douteux...

1- En effet, la famille de Jésus était pauvre mais ce tombeau peut avoir été offert par un homme riche de Jérusalem comme Joseph Arimathie ou Nicomède...
Vous oubliez un détail la famille de Joseph est de Bethlehem sinon pourquoi seraient-ils allés se faire recenser là bas et pas à Nazareth. Le fait que Joseph, Marie et Jésus aient vécu en Galilée ne prouve pas que sa famille en soit originaire...


2- Vous dites : "L'ensevelissement du corps de Jésus dans le tombeau
de Joseph d'Arimathée (admis par tous), rend toute découverte d'un
ossuaire de Jésus à Jérusalem totalement impossible !"

Alors-là je ne vous suit pas ! Il faut se rappeler que le tombeau offert à Jésus par Joseph d'Arimathie était neuf... Cela veut dire qu'il n'y avait personne
d'autre avant lui donc si on retrouve cette tombe c'est sans Joseph qui est mort bien avant... Pourquoi croyez vous que les évangiles ne l'évoque quasiment
jamais on parle de ses frères de sa mère pas de Joseph... Il est mort en Galilée dans sa jeunesse mais on ne dit jamais dans la Bible que Joseph était très vieux quand Jésus est venu au monde c'est sans doute pour cela qu'il y a eu des suspicions de bâtardise... Ses "frères" ou plutôt demi-frères étaient bien
plus vieux que lui...


3- Mariamne c'est le nom de Marie Madeleine dans les actes de Philippe retrouvés en 1974 dans un monastère et Mara signifie "Maître" pourquoi votre argument serait il plus convainquant ? Magdala était une ville helléniste Marie Madeleine
a évolué elle s'est éduquée a prêché en grec, la Marie Madeleine prêcheuse n'est plus la jeune Marie Madeleine et ses disciples ont très bien pu écrire son nom en grec sur son ossuaire...


4- Le fait que Marie soit écrit en version Latinisée ne prouve pas qu'on l'appelait ainsi dans la vie de tous les jours ni l'inverse ailleurs....On ne dit pas que c'est écrit en Latin mais en version latinisé ce n'est pas la même chose...Vous dîtes vous même que des Marie, il y en avait beaucoup, il est possible que cela fût fait pour la distinguer des autres...


5- Seuls les gens de mauvaise foi lisent autre chose que Jésus fils de Joseph ce n'est pas discutable... Si à l'oeil nu c'est pas facile à lire avec les méthodes
modernes c'est très simple de lever l'incertitude. S'il y avait un doute raisonnable on ne parlerait que de cela et le reste deviendrait superflu, d'ailleurs AAI confirme l'inscription...


6- La Galilée n'est probablement pas la zone familiale de Jésus mais plutôt Bethlehem...


7- Il est clair que si vous excluez tout sur des bases incertaines les chances
diminuent drastiquement. On a retrouvé un seul Jésus fils Joseph parmi tous les ossuaires...

8- Vous avez raison si Mariamne n'est pas Marie-Madeleine mais dans les textes la seul Mariamne c'est Marie Madeleine... Pourquoi tenir pour rien les actes de
Philippe...L'ossuaire de Jacques a été nettoyé de fond en comble avant d'être exposé au public donc pas d'ADN à comparer...La loi d'Israël donne l'obligation
d'enterrer les os après la découverte d'un ossuaire...


9- L'analyse de la patine est une vraie preuve scientifique que vous semblez mettre sur le même plan que les écrits d'un historien.... Qui vous dit que ces ossements non pas été déterrés par des fidèles puisqu'on savait où ils étaient ?
Cela a peut être eut lieu quelques années plus tard lorsque les chairs se sont décomposées afin de récupérer seulement les os...


10- Talpiot était une zone de tombeaux c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin...Vous sous-estimez la répulsion des juifs à toucher un cadavre ou fouiller des tombes...Par ailleurs qui vous fait croire que Jésus est arrivé tout de suite dans cette tombe, il fallait d'abord que son corps se soit transformé en squelette avant d'être mis dans un ossuaire...


11- Dans votre article vous faites l'impasse sur l'autre Frère de Jésus cité 3 fois dans l'évangile de Marc à savoir "José" or un des ossuaires dans la tombe de Talpiot porte le surnom "José" cas unique parmi les ossuaires...Et vous passez rapidement sur "Matia" qui peut être un proche de Marie car dans sa généalogie ce nom et ces variantes reviennent souvent...


12- Autre point troublant pourquoi reconnaître officiellement avoir trouvé la tombe de Caïphe le grand prêtre qui fit condamner Jésus avec beaucoup moins d'éléments probants ?

Pour le tombeau de Jésus, il y en a jamais assez. Pour le tombeau de Caïphe pas de problème son nom celui de son père parmi d'autres ossuaires avec un ou deux
nom Caïphe en plus et voilà l'affaire réglée...



Cordialement Michel A

Ps : Je souhaiterais que votre article puisse tenir compte des remarques que je soulève...

Emile Carp a dit…

Cher Michel A.,

Merci d’avoir lu le blog et d’avoir réagi. Vos questions me permettront de vous apporter plusieurs éléments d’éclaircissement. J’aborderai une ou deux questions à la fois, les autres réponses suivront.

Question 1 :

Est-ce que le tombeau peut avoir été offert par un homme riche de Jérusalem ?

J’attire votre attention à l’étude du professeur Craig Evans dans son livre « Jesus and the Ossuairies ». Il a constaté que quelque 35 personnes étaient enterrées dans le tombeau de Talpiot. Professeur Richard Bauckham (Phd de l’Université de Cambridge, actuellement à la University of St. Andrews en Ecosse) écrit dans son article « The Alledged Jesus’ Family Tomb » que probablement 4 générations étaient ensevelies dans ce tombeau. Même s’il n’y avait que 3 générations, il fallait plus de 40 ans, nous arrondissons les chiffres franchement en notre désavantage. Cela veut dire que le tombeau de Talpiot a été construit avant l’an 30 (cf. destruction de Jérusalem en l’an 70 : Simcha partage que tous les ossuaires peuvent être datés d’avant cette date). Cette époque se situe avant le ministère public de Jésus, la famille entière résidait à Nazareth et n’avait aucun intérêt à posséder un tombeau à Jérusalem. Ce n’est qu’après la crucifixion de Jésus en l’an 33 que la famille de Jacques, frère de Jésus, vient résider dans la ville, probablement avec sa famille (cf. 1 Corinthiens 9 : 5). Mais un tombeau construit en l’an 33 ou après ne correspond pas du tout aux découvertes du tombeau de Talpiot (35 personnes, au moins 3 générations = construit plus tôt). Avant l’an 30 (début du ministère public de Jésus), Jésus n’avait pas encore de disciples, encore moins de disciples riches.

En ce qui concerne l’origine de Joseph, Luc 1 : 26 nous renseigne qu’il descendait de la maison de David, de la tribu de Juda. Si la généalogie de Luc 3 : 23 es. est bien celle de Marie (ce que beaucoup de commentateurs pensent), alors elle est aussi descendante du roi David. Joseph et Marie vivaient dans la ville de Nazareth en Galilée, et ils sont partis à Bethléhem à 5 km de Jérusalem pour le recensement, Luc 2 : 1. Leur famille était originaire de Bethléhem, mais personne n’a accueilli Joseph et Marie, ni à Bethléhem, ni à Jérusalem tout proche. Pour eux, il n’y avait pas de place, même pas dans l’hôtellerie, Luc 2 : 7. Il est clair que vers l'an 4 avant notre ère, il n’y avait plus de famille sur place. Manifestement, les familles de Joseph et de Marie ont quitté la Judée depuis belle lurette, car il n’y a plus personne pour les y accueillir. C’est un élément important à remarquer. Il n’y avait donc aucune raison pour un tombeau familial à Jérusalem avant la crucifixion.

La famille de Jésus a toujours habité Nazareth depuis sa conception (et avant) jusqu’à sa crucifixion. Les membres de sa famille évoluaient en Galilée. Durant son ministère (entre les années 30 et 33), les frères de Jésus sont manifestement en Galilée (Jean 7 : 1 – 9). Ils se rendaient à Jérusalem pour les fêtes religieuses, en respectant la Loi (Deutéronome 16 : 16). Marie, la mère de Jésus avait aussi une sœur (Jean 19 : 25). Jésus avait donc une tante. Qui était-elle ? En comparant les noms de toutes les femmes devant la croix (Jean 19 : 25, Matthieu 27 : 56 et Marc 15 : 40), il s’agit vraisemblablement de Salomé, l’épouse de Zébédée et la mère des apôtres Jacques et Jean. Ainsi nous comprenons mieux pourquoi Marie voyageait à Capernaüm, pourquoi Salomé a demandé que ses fils puissent être assis à côté de Jésus dans son royaume (Matthieu 20 : 21) et pourquoi selon une des plus anciennes sources chrétiennes, une des sœurs de Jésus s’appelait également Salomé (cf. R. Bauckhman : All in the family. Identifying Jesus’ relatives.). La famille est manifestement bien intégrée en Galilée. Le professeur Bauckham cite aussi Julius Africanus, un historien qui a vécu à Emmaüs au début du 3e siècle, et qui raconte que les frères de Jésus rayonnaient de Nazareth et de Kokhaba avec la généalogie familiale pour attester la messianité de Jésus. Il mentionne d’autres descendants de la famille de Jésus en Galilée et même comme évêques de Ctésiphon dans l’actuelle Irak. Consultez son article fort intéressant : vous pouvez téléchargez le e-livre à l’adresse http://jesustomb.bib-arch.org/
La famille de Jésus avait des origines lointaines en Judée, mais déjà au moment de la naissance de Jésus, il n’y avait plus de parent à Bethléhem ou à Jérusalem.

Voilà, cher Michel, pour votre première question. Bientôt j’aborderai la seconde !

Cordialement,

Emile Carp
Pasteur

Emile Carp a dit…

Cher Michel,

Voici la réponse à la

Question 2 :

« L’ensevelissement du corps de Jésus dans le tombeau de Joseph d’Arimathée rend-il toute découverte d’un ossuaire de Jésus à Jérusalem totalement impossible ? »

Tout d’abord disons clairement que cette affirmation est sans relation avec le père (Joseph) ou les demi-frères de Jésus. Vous avez sans doute constaté que nous n’avons pas parlé d’eux dans le 2e article, point 4.
Dans notre démarche, nous avons souscrit à plusieurs affirmations de Jodi Magness, professeure à la University of North Carolina à Chapel Hill aux Etat-Unis. Elle est spécialiste en judaïsme ancien, archéologue et historienne, collaboratrice de la Biblical and Archeological Society (http://www.bib-arch.org/ ).

1) Dans son article « Has the Tomb of Jesus been discovered » (publié sur le site du BAS) elle écrit que si la famille de Jésus disposait d’un tombeau à Jérusalem, on ne se serait pas servi du tombeau de Joseph d’Arimathée. Je traduis ce qu’elle écrit : « En effet, les récits des Evangiles indiquent clairement que la famille de Jésus n’était pas propriétaire d’un tombeau taillé dans la roche à Jérusalem, car, si elle disposait d’un tombeau, il n’y aurait eu aucune raison pour Joseph d’Arimathée de prendre le corps de Jésus pour le placer dans son tombeau familial taillé dans la roche. » Nous partageons entièrement cet avis, car s’il fallait déjà du temps pour se rendre de la croix au tombeau de Joseph d’Arimathée, le temps supplémentaire pour se rendre au tombeau de Talpiot n’était pas énorme. Signalons que bien de tombeaux de Jérusalem se trouvaient bien plus loin de la ville, certains au double de la distance et même plus.

2) Dans son article « What did Jesus’ Tomb look like ? », publié dans le e-livre « The Burial of Jesus », (téléchargeable : http://jesustomb.bib-arch.org/), Jodi Magness décrit les coutumes funéraires relatives aux tombeaux taillés dans le roc des première et seconde périodes du Temple. Elle établit clairement que ceux qui étaient crucifiés pouvaient être enterrés dans les tombeaux familiaux taillés dans le roc selon la Mishnah (Sanhedrin 6 : 5). Elle affirme aussi que Jésus était placé dans le tombeau de Joseph d’Arimathée pour respecter le Sabbat, jour du repos. Son corps était déposé dans ce tombeau parce qu’il n’y avait pas de tombeau familial et parce qu’il n’y avait plus le temps de creuser une tranchée en pleine terre comme c’était fait pour la majorité des gens.

3) Les tombeaux étaient d’ordre familial, le corps de Jésus ne devait donc pas rester dans le tombeau de Joseph d’Arimathée. L’archéologue qui a fouillé le tombeau de Talpiot, Amos Kloner, a écrit un article très intéressant à lire : « Did a rolling stone close Jesus’ Tomb ? », publié dans le même e-livre « The Burial of Jesus ». Il y signale qu’il était interdit par la Loi juive que le corps passe la nuit dehors, surtout les jours de Sabbat ou de fête religieuse. Pour lui, comme pour Jodi Magness, l’ensevelissement du corps de Jésus par les disciples correspondait à une pratique courante pendant la seconde période du temple, c'est-à-dire les funérailles temporaires. Le tombeau était prêté pour un court temps, jusqu’à ce qu’une autre solution soit trouvée. La tradition juive de ce temps permettait de déplacer les corps après les premières funérailles (A. Kloner donne plusieurs citations rabbiniques). Il signale que ce repos temporaire ne donnait aucun droit à la famille du défunt sur le tombeau en question.

4) Jodi Magness, dans l’article cité sous le point 2), affirme qu’en l’absence d’un tombeau familial, la famille aurait probablement envisagé de faire enterrer Jésus en pleine terre. Dans ce cas, les corps n’étaient jamais déterrés pour être placés dans des ossuaires.

Ainsi, puisque le tombeau de Joseph d’Arimathée exclut un tombeau de la famille de Jésus à Jérusalem, puisque le corps de Jésus n’est pas resté dans le tombeau initial, puisque la seule possibilité qui reste est que le corps de Jésus aurait été enseveli en pleine terre, dans chacune de ces situations il est impossible que les os de Jésus aient été récoltés dans un ossuaire.

Sur base des écrits des meilleurs archéologues du monde, le tombeau de Joseph d’Arimathée exclut donc bien toute trouvaille d’ossuaire de Jésus de Nazareth à Jérusalem.

Bien cordialement,

Emile

Emile Carp a dit…

Cher Chojnaki Alain,

Dans 1 Corinthiens 15 : 14 Paul dit que "si Christ n'est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine." Il parle bien de la "résurrection d'entre les morts" dans le contexte (vs 12 et 13). Il établit clairement que pour les premiers chrétiens, depuis le dimanche de Pâques, Jésus est vraiment ressuscité d'entre les morts.

Dans le documentaire (comme dans le livre), Simcha pose un problème moral dès le début : les disciples auraient enlevé le corps de Jésus pour le déposer dans un autre tombeau. Ainsi, il rend les apôtres menteurs.

Pourtant, ils ont tous maintenu leur vision des événements jusqu'au bout de leur vie, aucun n'a retourné sa veste, plusieurs sont morts proclamant que Jésus est vraiment ressuscité. Il faut beaucoup, beaucoup, beaucoup de foi pour croire qu'ils ont tous été des menteurs jusqu'au bout de leur vie, jusqu'au martyre pour un mensonge.

Si Simcha a raison, il aurait été facile pour les apôtres de sauver leur peau contre la dépouille de Jésus ! Mais aucun ne l'a fait ...

Emile Carp

Bemol a dit…

" s’il fallait déjà du temps pour se rendre de la croix au tombeau de Joseph d’Arimathie ... "

D'après l'évangile de jean, un tombeau se trouvait dans un jardin à l'endroit ou il avait été crucifié, le tombeau était tout proche et il y avait urgence a cause de la Préparation des Juifs.

Ce ne serait donc pas forcément le tombeau familial de Joseph d’Arimathie et le corps devait peut-être mis ailleurs après le Sabbat.

D'autre part Simcha écrit que le sol de Jerusalem est rocheux, donc pas ou peu de pleine terre.

What do you think ?

Anonyme a dit…

Est il si difficile de penser que le Christ soit un homme comme les autres qui aurais simplement reçu de Dieu la resposabilité d'un message.
Il a été dit que à force de trop vouloir prouver on ne prouvait plus rien.
C'est le cas aussi des contraticteurs.
Les vérités d'un jour sont souvent démenti le lendemain, alors ...
souvenons nous de Copernic, Galilé et bien d'autre qui étaient en contradiction avec les scientifiques officiels de leur époque

bemol a dit…

"Simcha ... rend les apôtres menteurs."

Et il n'est pas le seul.
Les Juifs d'aujourd'hui eux-mêmes ne croient pas en la réssurrection.

Emile Carp a dit…

Cher Bemol,

Oui, selon Jean 19 : 41 et 42 le tombeau dans lequel le corps de Jésus a été placé était dans un jardin tout proche du lieu de la crucifixion. C'est l'Evangile selon Matthieu 27 : 60 qui indique qu'il s'agit du tombeau de Joseph d'Arimathée.

Jody Magness dans son article "What did Jesus' Tomb look like" atteste que le corps de Jésus y a été placé tout d'abord par respect pour le Sabbat. A partir du coucher du soleil le vendredi soir tout travail était interdit. Puis elle atteste que l'intention des disciples aurait probablement été d'enterrer le corps de Jésus quelques jours plus tard dans une tombe en pleine terre comme c'était le cas pour la majorité des habitants de Jérusalem. Très peu de tombes en pleine terre ont été retrouvées par les archéologues. Il faut signaler que seulement les familles aisées disposaient de tombeaux taillés dans le roc, la majorité des habitants étaient enterrés dans une tranchée dans le sol. Nous savons p.ex. par Hégésippe que Jacques, le frère du Seigneur, a été enterré en face du sanctuaire (le temple)et d'autre part, Matthieu 27 : 7 - 10 nous renseigne qu'avec l'argent de la trahison de Judas le "champ du potier" a été acheté pour la sépulture des étrangers.

Cordialement,

Emile Carp

Emile Carp a dit…

Cher Ami anonyme,

Je crois que c'est trop facile de dire que Jésus n'était qu'un homme illuminé, ou uniquement un porte-parole de Dieu. De toute façon, ce n'est pas ce qu'Il a prétendu lui-même. Il s'est présenté comme le Messie annoncé par les prophètes, le Fils de Dieu. Quand Pierre témoigne de cette foi, Jésus affirme que cela ne vient pas de lui-même, mais cela lui a été révélé par Dieu le Père (Matthieu 16 : 16 - 17).

C.S. Lewis, professeur athée de littérature anglaise, a vécu une conversion réfléchie. Il a formulé sa foi dans de nombreux livres, dont "Mere christianity", traduit en français "Les fondements du Christianisme" qui est un des plus profonds. Il est connu pour le paradigme : ou Jésus était un fou, ou Jésus était un menteur, ou Jésus est réellement celui qu'il a prétendu être.

De plus en plus que j'examine le contexte du 1er siècle, de plus en plus que j'examine de quelle façon superficielle la foi chrétienne est attaquée, de plus en plus je découvre que cette foi tient debout. Il y a bien plus de raisons à croire aux Evangiles du NT qu'au Da Vinci Code, pour ne donner qu'un exemple.

Ecoutant tant d'approches non-chrétiennes, je ne peux que témoigner que ma foi est devenue de plus en plus convaincue ces dernières années. La foi en Jésus tient sur un ferme fondement, il devient de plus en plus clair que les Eglises ont tout à gagner !

Cordialement,

Emile Carp

Emile Carp a dit…

Cher Michel,

Je n'ai pas trouvé le temps de répondre plus tôt, la vie pastorale continue aussi, voici la réponse à la 3e question :

Pourquoi plutôt tel point de vue concernant Mariamne ?

Cher Michel,

Le sixième ossuaire, initialement lu « Mariamenou e Mara », le seul avec l’inscription en Grec a fait couler beaucoup d’encre.

L’archéologue L.Y. Rahmani a lu cette inscription comme « de Mariamenon qui (est appelée) Mara ». Pour lui il s’agit donc d’une seule personne connue sous deux noms. Ce nom Mariamenon n’a nulle part été découvert ailleurs, il serait un diminutif du nom grec Mariamene. Ce dernier nom a été retrouvé à deux endroits par les archéologues.

Un point significatif dans l’étude du professeur Richard Bauckham « The Alleged Jesus’ family tomb »
http://www.christilling.de/blog/2007/03/guest-post-by-richard-bauckham.html, est que le nom de « Mariamne » dans les Actes de l’Apôtre Philippe (dans la version française ce nom est toujours transcrit comme « Marianne »), ne vient pas de « Mariamenon », mais de « Mariamme » (double « m »). Dans la « Réfutation de toutes les hérésies » de Saint Hippolyte (mort martyre en Sardaigne en l’an 235) la même personne est désignée tantôt par « Mariamme », tantôt par « Mariamne », attestant l’évolution de « Mariamme » à « Mariamne ». Il s’agit d’une évolution tardive (fin 2e – début 3e siècle) d’un milieu non-hébraïsant situé hors d’Israël. Ainsi R. Bauckham a établi qu’il n’y a pas de relation entre le nom de « Mariamenou » sur l’ossuaire et le nom de « Mariamne » mentionné dans les Actes de l’Apôtre Philippe, daté au plus tôt du 4e siècle.

D’autre part, dans le Nouveau Testament Grec le nom de Marie-Madeleine est écrit à quatre reprises « Mariam » (avec le « m » à la fin, références : Matthieu 27 : 61, 28 : 1, Jean 20 : 16 et 18), ce qui est la translittération de l’Hébreu ! Nous avons là deux témoins (Matthieu et Jean) qui attestent que Marie-Madeleine était appelée de son nom hébreu (les Evangiles donnent aussi 10 références au nom « Maria » en Grec). Son post-nom indique qu’elle venait de Magdal ou Migdal, dont Jodi Magness écrit qu’il s’agit d’une petite ville de pêcheurs (« Has the Tomb of Jesus been discovered ? »). Elle reproche aux auteurs du documentaire d’en faire un centre commercial important où le Grec était parlé. Elle affirme que dans les grandes villes, seule la classe sociale la plus élevée parlait le Grec, le reste de la population s’exprimait en Araméen. De sa part, Ben Witherington (professeur NT du Asbury Theological Seminary et spécialiste sur le sujet, critique scientifique des thèses du professeur James Tabor) écrit (je traduis) : « Les premiers judéo-chrétiens de Jérusalem, y compris des membres de la famille de Jésus et Marie-Madeleine, ne parlaient pas le Grec. Ils parlaient l’Araméen. Nous n’avons aucune évidence historique d’avant l’an 70 qu’elle aurait été appelé d’un nom grec. Elle a grandi dans un village de pêcheurs appelé Migdal, qui n’était pas du tout une ville grecque. Et cela n’a vraiment pas de sens que son ossuaire porte une inscription grecque, et l’ossuaire de son prétendu époux une inscription araméenne. » (Ben Witherington,
http://benwitherington.blogspot.com/2007/02/problems-multiple-for-jesus-tomb-theory.html).
Bref : les auteurs du « Tombeau de Jésus » font des affirmations dépourvues d’appui d’évidences archéologiques.

Mais la publication la plus remarquable est l’article du professeur Stephen Pfann de Jérusalem : « Mary Magdalena is now missing ». Il est épigraphiste, on le voit dans le documentaire mais n’y est pas interviewé, son nom est toujours mentionné comme expert sur le site du Jesus family tomb (http://www.jesusfamilytomb.com/experts.html). Dans son étude, il relit l’inscription de l’ossuaire comme « Mariame et Mara ». Son étude est impressionnante, voici le lien : http://www.uhl.ac/MariameAndMartha/). Il faut connaître un minimum de Grec pour suivre son raisonnement (documenté par des photos) que le nom de « Mariame » est écrit dans une écriture standard, puis la conjonction « et » ainsi que le deuxième nom « Mara » dans une écriture cursive. La différence de l’écriture, ainsi que la façon dont les lettres ont été gravées attestent que les deux noms ont été inscrits à deux moments différents. L’ossuaire a contenu les ossements de deux femmes dont l’une s’appelait « Mariame » (une des dizaines de milliers de Maries de Jérusalem) et l’autre Mara, variante du nom « Martha ». J’ai suivi son raisonnement et l’ai trouvé entièrement cohérent et vraisemblable. Avant le professeur Pfann (donc à partir de l’ancienne lecture de l’inscription), d’autres comme le professeur Ben Witherington ont déjà attesté la présence des restes de deux femmes dans cet ossuaire.

D’autre part, Pfann atteste que la conjonction êta (« ou, alias » selon les auteurs) est en Grec mais se trouve entre deux noms araméens translittérés en Grec. Le cas de chaque nom en Grec doit correspondre, ce qui n’est pas le cas ici. « Mara » est et reste problématique, surtout comme indication de « Seigneur, Maître » (araméen) dans une inscription grecque. Cela ne tient pas debout.

Je constate que la nouvelle lecture du professeur St. Pfann est suivie de plus en plus. Cette lecture sera mise en évidence dans deux documentaires TV en préparation aux Etats-Unis (cf. Article 7, commentaire pma du 4 juin).

Il faut aussi savoir que le professeur Bovon s’est distancié des auteurs du documentaire en ce qu’il a affirmé qu’il ne s’agit en rien de la Marie-Madeleine historique, mais de l’image de Marie-Madeleine comme elle s’est développée dans la littérature gnostique pendant plusieurs siècles (cf. l’article mentionné du professeur St. Pfann). La nuance est plus que de taille !

Très cordialement,

Emile Carp

Emile Carp a dit…

Cher Michel,

Les auteurs du livre et du film font 4 affirmations :
1) Le nom « Mariah » (je tiens à marquer le « h » comme transcription de la lettre hébraïque « hé ») était très rare sur les ossuaires,
2) Le nom « Mariah » en lettres hébraïques sur l’ossuaire est la transcription de la version latine du nom hébreu de Mariam,
3) C’est quand après la mort de Jésus des convertis romains se sont joints aux disciples que la popularité de Marie est montée en flèche et que son nom a été latinisé,
4) C’est pour cette dernière raison que le Nouveau Testament rend son nom par « Maria ».

Voici nos réponses à chaque point :

1) En étudiant toutes les apparitions du nom de Marie dans les collections de la Israël Antiquities Autority et de Dominus Flévit, le professeur Stephen Pfann retient : 7 « Mariah », 6 « Mariam » et 1 inscription mixte « Mariah/Mariam ». Dans les inscriptions des ossuaires, le nom de « Mariah » était donc tout sauf rare, sa fréquence est même très légèrement supérieure à celle de « Mariam ». (Dr. St. Pfann : « How do you solve a problem like Maria ? » (http://www.uhl.ac/Lost_Tomb/HowDoYouSolveMaria/).
2) La seule version latine du nom de Mariam mentionné par le Dr. Pfann est le nom de « Marion » (MRYN : avec la lettre « n » à la fin). Pfann atteste l’existence du nom « Maria » en Grec (qui peut être retranscrit en Hébreu comme « Mariah », (cf. Prof. R. Bauckham : The Alleged Jesus Family Tomb) et du nom familier de « Maria ». Dans son article il fait la même constatation que nous : dans le Nouveau Testament il est autant question de « Mariam » que de « Maria » (Simcha prétend « Il n’est jamais question de Myriam… » (son livre p. 272, erreur manifeste)); le premier nom est plus formel, le second plus familier. Nous avons mis en évidence que l’emploi de « Mariam » dans le NT est plus fréquent que celui de « Maria » pour la mère de Jésus (rapport de 13 – 11, même y compris « Maria mère de Jacques »). De part et d’autre, nous avons remarqué que notamment Luc mentionne le nom de « Mariam » dès le récit de la naissance de Jésus (Luc 1 et 2) jusqu’à sa dernière mention après la résurrection en Actes 1 : 14. J’ajoute à ceci que Luc, hellénophone qui aurait pu se servir uniquement du nom grec de « Maria », s’est plus souvent servi du nom hébreu de « Mariam ». Son usage du nom de « Mariam » reflète : (1) soit la rencontre personnelle avec Marie comme une de ses sources et qu’elle était toujours appelée du nom de « Mariam », (2) soit les informations obtenues des plus proches de Marie qui continuaient toujours à l’appeler de son nom hébreu. La conclusion du Dr. Pfann est la suivante : dans le NT la mère de Jésus est surtout connue sous le nom de « Mariam », et si son tombeau serait découvert un jour il est probable que son nom y soit inscrit de cette façon.
Il est possible que le nom de « Mariah » en lettres hébraïques soit la transcription du nom grec « Maria », dans les Evangiles Marie est aussi appelée de ce nom grec, mais jamais du nom latin de « Maria». Professeur R. Bauckham attire notre attention que le nom latin de « Maria » n’était pas le même que le nom grec de « Maria ». Marie, mère de Jésus, est attestée sous son nom hébreu de « Mariam » et sous le nom grec de « Maria », jamais par la version latine de « Maria ». Professeur Pfann nous écrit dans un email : « je ne pense pas qu’il y ait la moindre évidence que Marie soit un nom latin ».
Dans le blog nous avons rejeté l’inscription « Mariah » à cause de l’identification avec une version latine du nom. Notre approche sera différente si « Mariah » serait la transcription du nom grecque de « Maria ». Cette possibilité est moins probable : 1) le Nouveau Testament mentionne essentiellement le nom de « Mariam » pour Marie, c’est donc probablement ce nom que nous devrions trouver sur un ossuaire, 2) pourquoi transcrire le nom en hébreu par « Mariah » quand le nom « Mariam » était couramment employée pour la personne ?
3) Il faut dire d’emblée que nous ne pouvons pas lire la proto-histoire de l’Eglise sous l’angle de l’Eglise Romaine et sa langue le latin. La famille de Jésus ainsi que ses disciples étaient Juifs, ils parlaient l’Araméen, la classe supérieure de la population dans les grandes villes d’Israël était hellénisée. Vers les années 57 – 58, 25 ans après la résurrection de Jésus, l’Eglise en Israël est essentiellement composée de Juifs : « de dizaines de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi. » (Actes 21 : 20). Surtout si Marie était restée à Jérusalem, ce que nous ignorons, alors elle a vécu entourée de nombreux disciples juifs, essentiellement parlant l’Araméen, certains aussi le Grec (Actes 6 : 1). Il n’y a aucune trace de disciples romanisés dans la ville de Jérusalem entre les années 30 et 70. Il n’est pas exclu qu’il y en ait eu quelques-uns, mais vu la multitude parlant l’Araméen (la langue maternelle de Marie) et d’autres disciples hellénophones, tous ces gens ont continué à l’appeler « Mariam » en Araméen ou « Maria » en Grec. La première Eglise est araméenne, avec quelques éléments grecs, il n’y a pas de place pour des romains convertis qui auraient latinisé son nom. Ce n’est qu’après la destruction de Jérusalem que Rome va prendre le relais, et que le Latin gagnera en importance.
4) Tout le monde sait que les textes du Nouveau Testament ont été rédigés en Grec (Matthieu peut-être d’abord en araméen), que le nom « Maria » y apparaît en Grec et non pas en Latin ! Jérôme a traduit la Vulgate, la Bible en Latin, entre 391 et 405. Même si avant lui circulaient déjà certaines versions appelées les « vieilles latines », il n’y avait aucune traduction des Evangiles en Latin au milieu du premier siècle. Il semble que Monsieur Simcha pense que le Nouveau Testament était rédigé en latin, si c’est le cas c’est une erreur flagrante.

Cordialement,

Emile Carp

alon a dit…

Bien dit!
de toutes façons Jésus est vivant
et présent dans nos vise de tous les jours. C'est au ciel qu'il faut regarder pour le retrouver! pas sous terre!

Alon Tamir
alontamir@gmail.com

Emile Carp a dit…

Cher Michel,

Voici la réponse à la question 5 :

L’inscription de l’ossuaire IAA 80/503, surtout sa première partie, est très difficile à lire. Ceci est aussi confirmé par le professeur James Tabor dans le documentaire télévisé. Déjà depuis la découverte, les professeurs Kloner et Rahmani dans son catalogue ont marqué la lecture de Jésus par un point d’intérrogation (?). Le doute n’est donc pas nouveau. D’une part, le professeur Frank Moore Cross de l’Université de Harvard est un éminent spécialiste qui est sûr de lire le nom de Jésus sur l’inscription. D’autre part, le professeur et épigraphiste Stephen Pfann, de la University of the Holy Land (Jérusalem) est un aussi éminent spécialiste, son nom est repris parmi les experts mentionnés sur le site web du Jesus Family Tomb. Il lit l’inscription non pas « Jésus fils de Joseph », mais « Hanun fils de Joseph ». Lui aussi affirme que l’écriture sémite ancienne est très difficile à déchiffrer.
Pour le professeur Craig A. Evans (Acadia Divinity College) aussi la lecture « Jésus » dans cette inscription est loin d’être certaine. Voici le lien : http://www.craigaevans.com/tombofjesus.htm J’ai vu d’autres articles qui abordent l’énorme difficulté de traduire cette inscription. Ainsi, Steve Caruso n’est sûr que de la lecture du nom de Joseph, il fait encore une autre proposition mais admet qu’il n’a même pas une certitude de 10 % (Aramaic Designs, http://aramaicdesigns.blogspot.com/2007/03/jesus-son-of-joseph-inscription.html).
Depuis les premiers archéologues qui ont examiné cet ossuaire, jusqu’à plusieurs spécialistes actuels, la lecture reste très difficile et incertaine. C’est pourquoi j’ai affirmé qu’il y a un doute quant à la lecture du nom de Jésus.

Cordialement,

Emile Carp

Michel a dit…

Cher frère Emile Carp,

Ce petit mot pour vous dire un grand merci pour votre documentation et sur le développement très éclairé sur le sujet en question.
Que Dieu vous bénisse abondamment.

Michel

Pasteur Samuel et Louise SANOU a dit…

Merci Pasteur Emile CARP pour le documentaire sur le tombeau de Jésus. C'est encourageant de voir votre engagement à défendre la Sainte doctrine comme l'Apôtre Paul l'a fait et comme les Pères de l'Eglise l'ont fait à leur époque. C'est bien que le théologiens évangéliques aujourd'hui défendent la Sainte doctrine surtout lorsqu'elle est attaquée. Que Dieu vous bénisse. Amen!

vero a dit…

cmerci pour toutes ces precisions.si on est dans la recherche a dieu on peut se poser des questions!!ces personnes sont aveuglés par la médiatisations.ils sont plus a plaindre qu'a critiquer.que dieu leurs pardonne et surtout qu'il leur ouvre bien grand leurs yeux. victoire au roi des roi.

eole6 a dit…

Bonjour, je viens de découvrir le reportage "Le tombeau de Jésus" de Simcha Jacobovici sur le DVD produit pas TF1. Il y tout de même une chose étrange ; au minutage 1h35mn14 il dit la chose suivante : "Parmi ceux-ci, nous avons retrouvé un livre auquel Jésus fait référence comme un ouvrage clé de son enseignement (...) Jésus dit dans les évangiles (...) d'abord les apôtres demandent "que vas-tu faire, maître", et il dit "vous voulez savoir ce que je vais faire ? Lisez le livre de Jonas".

A quel passage des évangiles peut-il faire allusion ? Matthieu 12:39 ou 16:4 ou encore Luc 11:29 parlent bien du "signe de Jonas", mais n'est-il pas tout à fait abusif de parler ici d' "un ouvrage clé de son enseignement" ?

Matthieu 12:40 "Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre."

eole6 a dit…

D'autres éléments surprennent au cours du visionnage de ce DVD :

- chapitre 9 : "Marie apparait plus souvent que d'autres femmes dans les évangiles canoniques comme une proche disciple de Jésus" ... il manque seulement les textes qui le prouvent dans cette vidéo.

- si l'ossuaire avec le prénom Mariamne est bien celui de Marie de Magdala, elle serait là selon l'auteur en tant que femme de Jésus, et en tant qu'une apôtre éminente, ceci se basant sur un texte du 4ème siècle : "les actes de Philippe". Mariamne aurait eu avec Jésus un fils du nom de Juda ... mais pourquoi Jésus aurait-il donné à son fils le prénom d'un apôtre dont il savait qu'il le trahirait ?

- pourquoi présenter Matthieu comme un frère de Jésus d'après la seule constatation qu'il y a eu des Matthieu dans la généalogie de Marie ?

- chapitre 11 : l'auteur nous dit en voix off "Jésus parlait constamment en parabole et en code : ça n'a rien de surprenant pour un homme voué à la crucifixion" ; tout de même étonnant que Jésus ait désiré parler à mots couverts puisqu'il n'hésite pas à affronter la mort pour annoncer ce qu'il a à dire. Une telle interprétation de soi-disant codes permet cependant de lui faire dire bien des choses ... qu'il n'a pas dites !

letombeaudejesus a dit…

Monsieur,

Je viens de lire votre très intéressant blog.
Ayant étudié l'hébreu, mon attention a été attirée par une anomalie dans le nom de Marie (en hébreu sur l'ossuaire). Telle qu'elle est gravée sur l'ossuaire attribué à la Vierge, l'initiale de Marie est une exception scripturaire dans l'écriture hébraïque de l'Ancien Testament. Une relation avec une prophétie d'Esaïe annonçant la venue d'un Fils s'en trouve établie....
D'autre part, les symboles gravés au dessus de l'entrée du tombeau seraient en relation avec les paroles du Christ "Je suis l'Alpha et l'Oméga".
Je suis croyant, chrétien catholique.
Si vous le souhaitez, vous pouvez prendre connaissance de mes hypothèses sur le tombeau de Talpiot à ce même blogger :

http://letombeaudejesus.blogspot.com/

Espérant recevoir quelques commentaires de votre part, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments très distinqués.

André Deghaye.

Anonyme a dit…

jesus auraiit eu un fils?
signifie que une descendance vivante de jesus existe surement...
si elle existe...trouveront la un jour?
je viens de voir le "Da Vinci Code" et je dois avouer que tout cela m'embrouille.l'histoirs est faites de secret que personne ne reussira a decouvrir entierement.
le graal existe-t-il?
marie madeleine aurait ete l'epouse de jesus?
etait-elle enceinte le jour de la crucifiction?
la descendance de jesus christ existe-elle vraiment?
trouveront nous un jour le graal?
telles sont les question que je me pose.
personne ne pourra y repondre, jamais, personnne ne connaitra la verité sur ce qui c'est passer.
je suis une mordue d'histoire et bien que je sois tres jeune, tout cela me fascine depuis ma plus tendre enfance.j'aimerais tant connitre des secrets que personnne ne sait, decouvrir des choses qui changerait notre ere.

Jean vermeylen a dit…

Cher monsieur Carp,

J’ai 81 ans, suis ingénieur UCL. Mon éducation fut hyper- catho suivie de 40 ans de militantisme dans divers mouvements, essentiellement d’entraide. Retraite à 60 ans, commence alors mon âge d’or et de réflexion. Paraît le « catéchisme de l’Eglise Catholique» de Jean-Paul II qui m’interroge et fait tomber les écailles de mes yeux ! Il y a rupture entre ce qui nourrissait mes engagements antérieurs et, ce que j’y découvre petit à petit, se révèle à moi comme un véritable fossé qui sépare christianisme et catholicisme et qui ne cesse de croître.
J’ai mis sur mon blog deux textes ; un premier sur l’avenir du catholicisme, le second sur la découverte de Talpiot, que je défends , et sur le livre de Frédéric Lenoir, ‘ le Christ philosophe’ qui m’a émerveillé par sa clairvoyance et dont j’essaie de donner une courte recension qui puisse en exprimer l’essentiel. Ces deus textes sont loin d’être des ouvrages de professionnels, avec quelques doublons et, sans doute, quelques erreurs mais mes 80 printemps me refusent de faire mieux !
La découverte de Talpiot m’a apporté une nouvelle jeunesse spirituelle. En découvrant Jésus dans son tombeau de famille je me sens, à la fois plus proche de Lui et de son Père. A chacun sa vision et sa foi, bien sur. C’est ce que je ressens comme une grande richesse au soir de ma vie !
C’est l’énorme travail que vous nous offrez sur votre blog qui m’inspire à chercher un point de contact et d’échanges qui pourraient être profitables à tout deux, un théologien et un ingénieur. Pourquoi pas ! Merci de me lire .
Bien à vous. Jean V

Anonyme a dit…

Bonjour, Je n'ai peut-être pas très bien suivi, mais si je comprend bien tout le monde se perd en suppositions et afirmations erronnées, or une question me poursuit depuis la lecture de ce blog, a-t-on fait des recherches sur les restes découverts dans ces tombes pour tenter de découvrir des indices revélant si un des personnages enterrés là pouvait avoir subit le martyr de la crucifiction, les procédés scientifiques actuels doivent permettre cette recherche,amitiés,
S,

Vincent a dit…

bonjour, une simpple réflexion me vient à l'esprit :
Si cela est effectivement le tombeau du Christ et que ce sont bien ses ossement. Pourquoi les juifs et les musulmans n'ont-ils pas encore profiter de cette aubaine pour mettre un terme au christianisme et prouver par là qu'ils ont raison?
Non soyons logique, si cela était le cas, je vous assure que le christianisme serait lui-même enterré.
Nous sommes dans un monde où il est impossible de pouvoir croire en Dieu mais, il est possible de croire aux esprits, fantômes, et autres forces surnaturelles.
allez un peu de sérieux, si vous accepter l'un vous ne pouvez nier l'autre.Reste alors une chose ne croire en rien (ce que je respecte) mais prendre part et position nous mets automatiquement dans le cas où nous devons croire en tout.
Donc si la Bible nous dit que Jésus à existé et qui il était pourquoi ne prendre qu'une partie de l'info et rejeté le reste?
Retenez tout simplement ceci et médité si cela nous titille ce n'est que parceque nous voulons simplement nous rassurer que ce n'est qu'une légénde sinon dans le cas contraire, vous serez dans le doute "et si c'était vrai!" Alors que faire? ouvrez une Bible et lisez Jean 3.16 mais cela est sans doute trop simple à faire ?

Anonyme a dit…

ce n'est pas le bon tombeau
les hommes creusent le sol
alors qu'il est au ciel
c'est en haut qu'il faut creuser
alors on comprendras